Même s'il commence par « Das Wandern ist des Müllers Lust » (Le voyage est le plaisir du meunier), le cycle de Schubert « Die schöne Müllerin » (La belle meunière) n'est pas une ronde de chants folkloriques inoffensifs, bien au contraire. Nous avons peut-être ici le plus bel opéra du début du romantisme, même s'il est en format miniature. Un homme est détruit par un amour malheureux. La version pour octuor, une formation inventée par Schubert et composée d'un quatuor à cordes, d'une contrebasse, d'une clarinette, d'un basson et d'un cor, dépeint ce drame existentiel avec des couleurs encore plus vives.
Avec surtitres en allemand et en anglais